Wafa Babin, paroissienne de Ste-Foy-lès-Lyon et membre de l’EAP, nous partage son pèlerinage du mois d’octobre :
Selon certains, un pèlerinage ne peut se faire qu’à pied. Le kiff ! comme diraient les jeunes…
Un chemin de Compostelle plein de rencontres, de découvertes et de recherches en soi. Mieux se connaître tel le personnage principal du roman de Paolo Coelho, Le Pèlerin de Compostelle, qui narre son propre chemin.
Mon rendez-vous, à moi, n’a pas été avec Compostelle mais avec Assise.
Nous voilà donc partis. Chacun avec ses attentes, ses rêves et ses besoins. Pour ma part, je n’en attendais rien — à y réfléchir, j’attendais peut-être tout. Je partais toutefois avec une liste d’intentions qu’on m’avait confiées. Des noms de personnes que je ne connaissais pas pour la plupart. Chaque intention à déposer aux pieds de l’un des trois grands saints d’Assise. Oui. Nous partions à la rencontre de Saint François, Sainte Claire et Saint Carlo Acutis, un des plus jeunes saints de l’Église et le premier geek.
La vie est si bizarre par moments, car à peine un pied dedans, j’avais tout lâché. Je m’étais oubliée pour devenir pèlerin sur le chemin d’Assise.
Qu’y avons-nous fait ? visiter, découvrir, encore visiter et nous découvrir… Mais comment raconter ce moment hors de toute notion de temps ? Accepter de se laisser guider, accepter de ne pas être aux manettes, accepter les horaires imposés et les temps de repos oubliés.
Et puis, la rencontre, les rencontres, multiples et variées. Comme ces religieuses francophones qui nous ont enrichis de leurs témoignages.
Cela fait plus de deux mois que nous sommes rentrés. S’il n’y avait pas eu les photos à trier, je me serais même demandé si je n’avais pas rêvé. S’il n’y avait pas encore le fil WhatsApp, les mots de remerciements, les nouvelles régulières et les vœux pour la nouvelle année, je me dirais que la rencontre n’avait eu lieu que dans mon imaginaire tellement ça ne semblait pas réel.
Assise pour moi a été et restera pour longtemps un des plus beaux moments de ma vie.



